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Nouveau cantique « Autrefois, dans un jardin » enseigne sur trois jardins sacrés

Auteur et compositeur mettent des images en musique pour approfondir la compréhension de l’expiation de Jésus-Christ

Disponible en:Anglais | Portugais
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Le nouveau cantique « Autrefois, dans un jardin », en février dernier dans la nouvelle sélection de chants de « Cantiques pour le foyer et l’église » par L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, évoque trois jardins sacrés : le jardin d’Éden, le jardin de Gethsémané et le jardin anonyme où le Sauveur est ressuscité du tombeau.

Lors de la conférence générale d’avril 1985, tout juste deux semaines avant son décès, frère Bruce R. McConkie, alors membre du Collège des douze apôtres, avait invité chacun à approfondir sa compréhension de l’expiation de Jésus-Christ.

« À mesure que nous lisons, méditons et prions, il se formera dans notre esprit une vision des trois jardins de Dieu : le jardin d’Éden, le jardin de Gethsémané et le jardin du tombeau vide », avait-il déclaré dans son discours intitulé « Le pouvoir purificateur de Gethsémané ».

C’est cette imagerie qui a inspiré R. Devan Jensen pour l’écriture des paroles de « Autrefois, dans un jardin ». Les trois premiers couplets sont consacrés à ces trois jardins, tandis que le dernier couplet invite chacun à aller au Christ, à recevoir le pardon et à prendre part au fruit de l’arbre de vie (voir 1 Néphi 8, Alma 5:34 et 32:42).

Devan Jensen est représenté en 2024.
Devan Jensen est représenté en 2024. Il est auteur-compositeur et a écrit « Autrefois, dans un jardin », inclus dans « Cantiques pour le foyer et l’église » de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. | BYU Photo

Entre chaque couplet, le chœur chante : « Alléluia, alléluia ! Jésus est venu nous libérer ! »

R. Devan Jensen, qui est rédacteur en chef au Centre d’études religieuses de BYU et auteur de plusieurs cantiques et autres œuvres musicales, a précisé que lorsqu’il a écrit ce cantique en 1999, il s’agissait de l’un des premiers chants saints des derniers jours à mettre l’accent sur Adam et Ève, ainsi que sur les femmes disciples qui furent les premiers témoins de la résurrection de Jésus-Christ.

Il a ensuite apporté ses paroles à son ami Daniel Lyman Carter, un compositeur et éditeur de renom, particulièrement connu pour sa musique chorale et pour piano, notamment pour la mélodie du cantique « As Now We Take the Sacrament » qui figure dans le recueil de cantiques anglais actuel de l’Église.

Il a dit que frère Jensen se demandait à l’origine si le texte pourrait utiliser une mélodie de cantique qui existait déjà.

« Je lui ai répondu en souriant que son texte était bien trop beau pour une mélodie ordinaire », confie Daniel Lyman Carter. « En me penchant sur les mots de Devan, j’ai commencé à ressentir une mélodie aux accents folkloriques émerger. Au fil de sa création, elle s’est révélée simple, facile à chanter et profondément personnelle. L’“alléluia” a été un moment particulièrement sacré pour moi lorsque tout s’est mis en place. »

Daniel Lyman Carter a composé l’air et l’harmonisation du cantique en moins de 24 heures. Cette expérience a été pour lui comme la réception d’un cadeau. Souhaitant toutefois s’assurer de la pertinence de son travail avec un esprit reposé, il a mis la partition de côté, a attendu un jour ou deux, puis l’a relue et a ressenti un profond sentiment de paix. « Quand je l’ai partagée avec Devan, il a semblé tout aussi ravi que moi », a-t-il conclut.

Daniel Carter est photographié au piano en 2017.
Daniel Carter est photographié au piano en 2017. Il est compositeur de cantiques tels que « As Now We Take the Sacrament », dans le recueil de cantiques de 1985, et « Autrefois, dans un jardin », dans le nouveau recueil mondial de cantiques, « Cantiques pour le foyer et l’église » de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. | Provided by Daniel Carter

R. Devan Jensen,a souligné à propos de la composition de son ami : « Daniel a créé des dissonances qui se résolvent à mesure que le chant progresse vers ce magnifique chœur. Le refrain est empreint de joyeux accords majeurs qui nous remplissent d’espoir et d’allégresse. »

Ils ont d’abord diffusé le cantique de manière privée auprès de leur famille, de leurs amis et de leurs proches. Puis, vers 2004, l’œuvre a été publiée sous forme d’arrangement choral et sa popularité a grandi.

Daniel Lyman Carter a depuis quitté l’Église. Il n’avait pas pensé à proposer le cantique pour le nouveau recueil, mais un ami de longue date, qui travaille dans le département de la musique sacrée de l’Église, l’a contacté. En collaborant avec ses anciens collègues du département de la musique de l’Église, il a confié que le processus de révision et d’approbation de ce cantique avait été pour lui une expérience de guérison.

« Personnellement, je suis très satisfait de l’ensemble du processus, car il a réaffirmé tout l’amour que je porte aux autres », a-t-il déclaré.

Quelques semaines après la publication de « Autrefois, dans un jardin » dans la sélection de nouveaux cantiques de février, frère Gérald Caussé du Collège des douze apôtres a publié une vidéo sur ses réseaux sociaux où il joue le cantique au piano. Il y a souligné que les trois jardins évoqués dans le chant « représentent des événements majeurs et essentiels du plan de salut ».

Frère Caussé a choisi ce morceau pour donner un message de Pâques, écrivant en légende de sa vidéo : « Je témoigne que ce qui s’est passé le jour de Pâques a réellement eu lieu. Jésus-Christ est ressuscité. Il vit. »

Daniel Lyman Carter a confié que cette vidéo avait été une heureuse surprise. Pour lui, cela démontre la puissance du message et de la musique.

R. Devan Jensen, s’est dit rempli de joie et de gratitude en entendant les éloges de Frère Caussé à l’égard de leur chant, d’autant plus que l’apôtre le partageait avec l’Église mondiale depuis sa paroisse d’origine en France.

« Nous avons reçu des échos de dizaines et de dizaines de paroisses à travers le monde », se réjouit-il. « Savoir que ce chant est interprété par des millions de personnes dans de nombreuses langues est la plus grande joie de ma vie. »

Interrogés sur ce qu’ils espèrent que les gens retiendront de ce cantique ou ressentiront en le chantant, frère Jensen a répondu : « Nous espérons qu’ils méditeront sur l’impact d’Adam et Ève, puis qu’ils penseront aux femmes disciples qui ont été les premiers témoins. Nous espérons que ceux qui le chantent ressentiront de la joie en entonnant “alléluia” — loué soit le Seigneur — et qu’ils exprimeront ainsi leur gratitude envers Jésus-Christ, qui nous a rachetés de la mort. »

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Autrefois, dans un jardin

1. Au jardin, Adam et Ève,
Par un fruit ont amené.
Cette mort qui tout achève,
Dont un seul peut nous sauver..

Alléluia, alléluia !
Jésus nous a libérés !
Fils de Dieu, Messie et Roi des rois,
Nous louons ton nom sacré.

2. Du jardin jusqu’au Calvaire,
Pour offrir le doux pardon,
Jésus but la coupe amère.
De sa vie il nous fit don.

Alléluia, alléluia !
Jésus nous a libérés !
Fils de Dieu, Messie et Roi des rois,
Nous louons ton nom sacré.

3. Au jardin pleuraient des femmes
Sur sa tombe inhabitée,
Quand un ange, au jour de Pâques,
Dit : « Il est ressuscité ! »

Alléluia, alléluia !
Jésus nous a libérés !
Fils de Dieu, Messie et Roi des rois,
Nous louons ton nom sacré.

4. Au jardin de notre Père,
Savourez le divin fruit.
Suivez Dieu d’un cœur sincère
En venant à Jésus‑Christ.

Alléluia, alléluia !
Jésus nous a libérés !
Fils de Dieu, Messie et Roi des rois,
Nous louons ton nom sacré.