Le 9 juin, l’Union européenne et le bureau des affaires internationales de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ont participé à un séminaire au Parlement européen à Bruxelles, en Belgique.
IIntitulé « Santé et bien-être à l’ère de l’intelligence artificielle : les communautés face à l’isolement et aux risques numériques », ce séminaire a réuni des dirigeants d’églises, d’associations religieuses, de groupes philosophiques et d’organisations non confessionnelles afin d’échanger sur l’impact croissant de l’intelligence artificielle sur la santé humaine, la solitude et le lien social.
Francesco Di Lillo, directeur des affaires européennes et internationales pour l’Église, a pris part à une table ronde au cours de laquelle il a mis en lumière l’engagement de l’Église dans les discussions relatives à l’IA.

Au cours de son intervention, Francesco Di Lillo a cité frère Gerrit W. Gong g, du Collège des douze apôtres.
« Vous n’êtes pas une donnée aléatoire dans un algorithme insensible », a déclaré frère Gong dans une série de vidéos YouTube abordant l’IA. « Vous êtes un enfant bien-aimé de Dieu ».
S’appuyant sur ces principes, Francesco Di Lillo a appelé à une mise en œuvre plus attentive de la législation européenne sur l’intelligence artificielle (EU AI Act), qui reflète l’approche anthropocentrique de l’Union européenne en la matière.
Selon un communiqué de presse sur ChurchofJesusChrist.org, il a suggéré que le cadre d’évaluation des risques prévu par cette loi ne soit pas interprété uniquement sous l’angle de la sécurité physique et des performances techniques, mais qu’il prenne également en compte ses effets sur le libre arbitre humain.

Il a également partagé les points de vue de jeunes adultes saints des derniers jours européens qui ont assisté à la conférence Nexus à Bruxelles. Il a fait part de leurs inquiétudes quant au fait que l’IA puisse certes perfectionner les systèmes, mais qu’elle risque en même temps d’affaiblir les relations humaines.
Dans ses remarques de clôture, Francesco Di Lillo a souligné la nécessité d’associer des décisions politiques à un leadership moral. Il a affirmé que l’avenir de la gouvernance de l’IA en Europe dépendra non seulement de la réglementation des risques, mais aussi de la garantie que le progrès technologique soit au service des personnes et renforce le tissu social.
Lors d’un événement parallèle au bureau de liaison du Parlement européen à Rome, en Italie, Alessandro Dini Ciacci, directeur de la communication de l’Église en Italie, a exposé trois domaines clés de préoccupation et d’opportunité concernant l’IA.

Il a premièrement souligné l’importance de la fiabilité dans les systèmes d’IA. Il a noté que les utilisateurs considèrent souvent les résultats générés par l’IA comme dignes de confiance, malgré le potentiel d’inexactitudes de la technologie.
Deuxièmement, il a souligné la nécessité de cultiver la pensée critique, avertissant que l’accès généralisé à l’information ne conduit pas automatiquement à la compréhension. Il a déclaré que les jeunes générations risquent de devenir très informées au détriment d’être moins habituées à évaluer le contenu qu’elles consomment.
Dini Ciacci a suggéré d’impliquer les jeunes dans l’élaboration de solutions visant à maximiser le potentiel de l’IA. Une telle démarche leur permettrait d’apprendre à protéger leurs données personnelles et à renforcer leurs compétences en matière d’analyse critique.
Troisièmement, il a abordé l’impact de l’IA et des habitudes numériques sur les relations humaines. Il a averti que l’IA peut accroître l’isolement et a souligné le besoin d’efforts concrets pour favoriser les interactions en personne.
Selon ce même communiqué de presse, ce séminaire témoigne de l’engagement continu de l’Église dans les débats autour de l’IA. Alors que l’intelligence artificielle continue de susciter à la fois des opportunités et des inquiétudes, les représentants de l’Église continuent de mettre l’accent, à Bruxelles comme partout dans le monde, sur l’importance de fortifier les familles et les individus.

