Le 25 mai 2025, frère Ronald A. Rasband, du Collège des douze apôtres, a consacré le temple d’Abidjan (Côte d’Ivoire) [en anglais], qualifiant la Côte d’Ivoire d’« oasis de rassemblement [en anglais] » en raison de sa croissance rapide grâce à l’œuvre missionnaire et du profond engagement des membres envers l’œuvre du temple et de l’histoire familiale.
« La Côte d’Ivoire est une oasis de rassemblement », a-t-il déclaré. « De toutes les personnes que j’ai côtoyées dans le monde, ce sont elles qui comprennent le mieux le rassemblement ici. »
Plus d’un an plus tard, les saints des derniers jours et les missionnaires de cette région concrétisent cette vision.
Au cours de ses derniers mois en tant que président de la mission d’Abidjan Est (Côte d’Ivoire), avant d’être relevé le 1ᵉʳ juillet, Pascal J. Budge [en anglais] a rapporté une augmentation de la fréquentation du temple parmi les membres des pays voisins qui disposent désormais d’une maison du Seigneur plus proche de chez eux.
Il a également indiqué que grâce à la technologie et aux efforts des membres, de grands groupes de personnes ont été enseignés et baptisés en l’espace de quelques mois dans une branche en plein essor à Bamako, la capitale du Mali, située au nord de la Côte d’Ivoire.
Frère Budge a écrit que peu de choses contribuent davantage à fortifier notre foi que de voir tant de personnes, dans d’humbles circonstances, vivre une vie remplie de foi.
« Dans de nombreux cas, ils n’ont que très peu, voire rien du tout, sur le plan materiel. Mais on ne devinerait jamais qu’il leur manque quoi que ce soit en voyant et en ressentant la lumière que l’Évangile de Jésus-Christ apporte dans leur vie », a-t-il écrit dans un courriel adressé au Church News. « C’est assurément l’une des manières dont la lumière du Sauveur est transmise au reste du monde. La profondeur avec laquelle cette lumière les transforme, et par extension transforme quiconque se trouve dans leur sphère d’influence, ne saurait être surestimée. »
Branche de Bamako
Frère David A. Bednar, du Collège des douze apôtres, s’est rendu au Mali en mai 2017, et la branche de Bamako a été créée en juillet de la même année. L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours a reçu la reconnaissance officielle au Mali en janvier 2019. L’Église a envoyé la première sœur missionnaire [en anglais] du pays en République démocratique du Congo où elle a commencé son service en juin 2023.
Depuis le 1ᵉʳ juillet, la branche de Bamako rattachée administrativement à la toute nouvelle mission de Dakar mission de Dakar (Sénégal) [en anglais].

Voyage au temple
Selon frère Budge, une trentaine de saints des derniers jours de Bamako se sont rendus à Abidjan en février 2026, beaucoup pour aller au temple pour la première fois et d’autres pour y être scellés.
Pendant leur séjour au temple, le conjoint de l’un des membres a été baptisé dans le lieu de réunion voisin du pieu de Cocody (Côte d’Ivoire) — un moment qui est devenu un temps fort spirituel pour l’ensemble du groupe.

Première vague
Frère Budge a écrit que, depuis un certain temps, les membres de la branche de Bamako encourageaient les habitants de trois localités voisines — Farako Mountougoula, Diatoula et Ngomi — à écouter le message de l’Évangile. Beaucoup ont manifesté de l’intérêt, mais il n’était pas possible d’y envoyer des missionnaires, a précisé frère Budge.
En février, frère Budge a demandé aux missionnaires de la mission d’Abidjan Est de prendre contact avec le président de la branche de Bamako, Ibrahima Togola, et d’utiliser les appels vidéo en ligne pour commencer à enseigner les personnes intéressées par l’Évangile.

Frère Budge a supervisé la première session d’enseignement à distance depuis le bureau de la mission à Abidjan. Son deuxième conseiller dans la présidence de mission, Sery Koné [en anglais], s’est rendu à Bamako avec le secrétaire de la mission pour installer le matériel informatique, permettant ainsi aux amis de l’Église intéressés de participer depuis l’élevage avicole où frère Bednar s’était rendu en mai 2017.
Le premier groupe était si nombreux — plus de quarante personnes — que les missionnaires l’ont divisé en deux et ont enseigné chaque groupe deux fois par semaine.
L’enseignement s’est poursuivi pendant plusieurs semaines, jusqu’à ce que le groupe accepte l’invitation à se faire baptiser, avec un service fixé au 18 avril. Avant cette date, le président Togola a organisé des cérémonies de mariage civil pour plusieurs couples du groupe afin qu’ils soient légalement mariés avant leur baptême.
Pendant que les missionnaires menaient soixante-dix-huit entretiens de baptême, un tailleur de la branche mesurait chaque candidat, et les sœurs de la Société de Secours aidaient à coudre tous les vêtements blancs.

Les villages de Farako et Diatoula se trouvent à environ 16 kilomètres à l’est de Bamako, et Ngomi se situe à plus de deux heures de route au nord. Les membres de la mission et de la branche ont également organisé le transport ainsi que le ravitaillement en nourriture et en eau pour les personnes concernées.
Avant le service de baptême, frère Koné a formé les dirigeants locaux de la prêtrise à accomplir les baptêmes et les confirmations — pour beaucoup d’entre eux, c’était la première fois qu’ils accomplissaient l’une ou l’autre de ces ordonnances.
Le 18 avril, soixante-quatorze personnes sont entrées dans les eaux du baptême ; quatre autres ont suivi le 19 avril. Les confirmations ont été accomplies dans deux salles différentes. Grâce à une planification minutieuse et au soutien des membres, toutes les ordonnances ont été accomplies en moins de quatre heures.

Le 19 avril, quarante-cinq des candidats masculins ont été interviewés et ont reçu la Prêtrise d’Aaron. Ce fut un « événement historique et marquant » pour la branche, a déclaré frère Budge, en soulignant les points suivants :
- Tous les contacts ont été établis par les membres — il n’y a pas eu de jeunes missionnaires au Mali depuis trois ans.
- Chaque ordonnance a été accomplie par des détenteurs de la prêtrise dignes et locaux.
- Tout l’enseignement et tous les entretiens assurés par les jeunes missionnaires se sont déroulés à l’aide de la technologie.
« Tout cela a été accompli par les membres locaux, avec le soutien des conseillers de la présidence de mission ivoirienne », a écrit frère Budge.

Deuxième vague
Une deuxième vague de trente-six baptêmes a eu lieu en mai dans la branche de Bamako. Certains des hommes ordonnés à l’office de prêtre dans la prêtrise d’Aaron lors de la première vague de convertis d’avril ont participé à l’accomplissement de l’ordonnance du baptême. Parmi les convertis se trouvaient deux chauffeurs engagés pour aider au transport des personnes pendant les leçons.
« Ils ont été tellement marqués par les leçons qu’ils ont reçues qu’ils ont décidé de se faire baptiser eux-mêmes », a écrit frère Budge.

Témoin oculaire de l’accélération de l’œuvre du Seigneur
En se remémorant ces deux premières vagues de baptêmes à Bamako, frère Koné a qualifié de « miracle » le fait de voir la façon dont l’Évangile rétabli touche des vies dans un pays à prédominance musulmane. Cela lui rappelle le discours de conférence d’avril 2025 de frère Rasband, dans lequel il disait être un témoin oculaire de l’accélération de l’œuvre du Seigneur.
« Je le vois de mes propres yeux », a-t-il écrit au Church News.
En réfléchissant aux enseignements de « Prêchez mon Évangile » et à chaque étape du processus, il a dit qu’il n’avait « jamais vu l’œuvre d’amener les gens au Christ avancer comme elle l’a fait quand tout le monde ramait dans la même direction — les dirigeants sur le terrain, les missionnaires en ligne et les membres accomplissant l’œuvre parmi nous ».
Frère Koné a précisé que les nouveaux convertis découvrent à présent le temple.
« Ils n’y sont jamais allés, mais ils en parlent souvent », a-t-il écrit. « Ils ont hâte de s’y rendre et de faire eux-mêmes l’expérience de ce que frère Rasband a appelé “une oasis de rassemblement”. Le temple d’Abidjan (Côte d’Ivoire) se trouve à plus de mille kilomètres d’eux, et pourtant, il transforme déjà leur cœur. C’est cela, plus que tout le reste, qui me donne la certitude que le Seigneur accélère son œuvre au Mali. »

Une troisième vague à venir
Une troisième vague de plus de cinquante personnes est en cours de préparation pour le baptême pendant l’été. Les membres s’instruisent sur le service pastoral, les possibilités d’instruction, l’autonomie ainsi que l’œuvre du temple et de l’histoire familiale. De nouvelles branches pourraient bientôt être organisées.
Pour frère Budge, cela a été une expérience « profondément inspirante ».

« C’est un rappel constant de l’importance de se concentrer sur ce qui compte le plus », a-t-il écrit. « Ce que je constate chez eux, c’est que lorsque les circonstances de la vie limitent ce qui peut être accompli, ils ne font que ce qui importe le plus. Mais cela ne s’arrête pas là. Comme Néphi, leurs choix reflètent “une espérance d’une pureté parfaite” (2 Néphi 31:20) dans un monde où il semble y avoir bien peu de raisons d’être optimiste. »
Il a poursuivi : « Ils savent en qui ils peuvent placer leur confiance, et lorsque cette vérité leur est transmise, ils s’y investissent sans réserve. L’énergie avec laquelle ils embrassent l’Évangile semble dire : “Ô Seigneur, je te louerai à jamais ; oui, mon âme se réjouira à cause de toi, mon Dieu, rocher de mon salut.” (2 Néphi 4:30). Cela est évident dans la façon dont ils choisissent de vivre, et c’est une grande source d’inspiration et d’encouragement pour moi à faire de même ».



