Le guide d’étude « Viens et suis-moi » de cette semaine couvre Jérémie 1-3, 7, 16-18 et 20, dans lesquels le Seigneur enseigne notamment à Jérémie qu’il a été préordonné pour être prophète.
Voici quelques citations de dirigeants, passés et actuels, et de publications de L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours concernant ces chapitres des Écritures.
Les lamentations de Jérémie
« Les prophéties et les lamentations de Jérémie sont importantes pour les saints des derniers jours. Jérémie et la Jérusalem de son époque constituent la toile de fond des premiers chapitres du Livre de Mormon. Jérémie était contemporain du prophète Léhi. Le Seigneur fit connaître sa préordination à Jérémie de façon imagée : « Avant que je t’eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t’avais consacré, je t’avais établi prophète des nations.” (Jérémie 1:5). […]
« Au cours des années qui précèdent la destruction de Jérusalem, les messages donnés par le Seigneur à Jérémie sont effrayants. Il a dit : “Mon peuple a changé sa gloire contre ce qui n’est d’aucun secours.” […]
« “Ils m’ont abandonné, moi qui suis une source d’eau vive, pour se creuser… des citernes crevassées qui ne retiennent pas l’eau.” (Jérémie 2:11, 13).
« En parlant des calamités qui s’abattraient sur les habitants de Jérusalem, le Seigneur dit en se lamentant : “[Pour eux] la moisson est passée, l’été est fini, et [ils ne sont pas sauvés]” (Jérémie 8:20). […]
« La servitude, l’assujettissement, la dépendance et l’esclavage surviennent de nombreuses manières. Ils peuvent être un asservissement physique mais également une perte ou une diminution du libre arbitre qui peut entraver notre progression. Jérémie dit clairement que l’iniquité et la rébellion ont été les raisons principales de la destruction de Jérusalem et de la captivité à Babylone. »
—Frère Quentin L. Cook du Collège des douze apôtres, conférence générale d’octobre 2013, « Les Lamentations de Jérémie : Prenez garde à la servitude »
Jérémie 1
« Notre voyage personnel n’a pas commencé à la naissance. Avant de naître, nous étions ensemble dans un monde de préparation où nous avons “reçu [nos] premières leçons dans le monde des esprits”. Jéhovah a dit à Jérémie : “Avant que je t’eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t’avais consacré.” (Jérémie 1:5). […]
« Pour nous, il n’y a aucun doute que les filles et les fils d’esprit de Dieu sont engagés dans leur voyage personnel, venant sur Terre pour recevoir un corps et vivre dans la condition mortelle. En tant qu’enfants de l’alliance de Dieu, nous aimons, honorons, nourrissons, protégeons et accueillons ces esprits qui viennent du monde prémortel. »
— Frère Neil L. Andersen, du Collège des douze apôtres, conférence générale d’avril 2021, « Le voyage personnel d’un enfant de Dieu »
« Si nous améliorons notre exposition à la doctrine cela fera de nous des détenteurs de la prêtrise chez qui les valeurs de l’Évangile sont profondément ancrées. Nous serons mieux préparés à faire face aux séismes qui se produiront sans prévenir, au moment où nous nous y attendons le moins. Nous, détenteurs de la prêtrise, nous nous sentirons concernés par la promesse faite au prophète Jérémie : “Voici, je t’établis en ce jour sur tout le pays comme une ville forte, une colonne de fer et un mur d’airain.” (Jérémie 1:18). »
— Frère Walter F. González, alors soixante-dix Autorité générale, conférence générale d’octobre 2007, « C’est aujourd’hui ! »
Jérémie 2
« Dans une large mesure, ceux qui sont désobéissants se punissent eux-mêmes. Comme le Seigneur l’a dit par l’intermédiaire de Jérémie : “Ta méchanceté te châtiera, et tes infidélités te puniront” (Jérémie 2:19). Ceux à qui est confiée une responsabilité judiciaire dans le royaume de Dieu doivent veiller à ce que l’Église reste pure afin que les eaux vives de la vie coulent sans obstacle. »
— Le regretté président James E. Faust, alors deuxième conseiller dans la Première Présidence, conférence générale d’octobre 1997, « Les choses les plus importantes de la loi : le jugement, la miséricorde et la foi »
« Jésus-Christ est la seule source d’eau vive. Elle étanchera la soif de ceux qui souffrent de l’absence de la vérité divine qui afflige tant le monde. Les paroles du Seigneur à l’ancien Israël prononcées par le prophète Jérémie décrivent les conditions de beaucoup des enfants de Dieu de nos jours: “Mon peuple … [m’a] abandonné, moi qui suis une source d’eau vive, pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, qui ne retiennent pas l’eau” (Jérémie 2:13). Trop des enfants de notre Père céleste passent leur précieuse vie à creuser les citernes crevassées du gain matériel qui ne peut pas retenir l’eau vive qui étanche pleinement leur soif naturelle des vérités éternelles. »
— Feu frère Joseph B. Wirthlin, alors membre du Collège des douze apôtres, conférence générale d’avril 1995, « L’eau vive pour étancher la soif spirituelle »
« Les objectifs matériels accaparent trop notre attention. La lutte pour ce dont nous avons besoin ou pour plus que ce dont nous avons besoin épuise notre temps et notre énergie. Nous recherchons le plaisir ou le divertissement, ou nous nous investissons trop dans des associations ou des affaires civiques. Bien sûr, les gens ont besoin de récréation, ont besoin d’accomplir des choses, ont besoin de contribuer ; mais si cela se fait au détriment de l’amitié avec le Christ, le prix est beaucoup trop élevé. »
« “Car mon peuple a commis un double mal”, a dit le Seigneur à Israël ; “ils m’ont abandonné, moi, la source d’eau vive, pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, qui ne retiennent pas l’eau” (Jérémie 2:13). »
« Les substituts que nous façonnons pour prendre la place de Dieu dans notre vie ne retiennent vraiment pas l’eau. Dans la mesure où nous refusons ainsi “l’eau vive”, nous passons à côté de la joie que nous pourrions avoir. »
— Feu frère Marion D. Hanks, alors assistant du Collège des Douze, conférence générale d’avril 1972, « La joie grâce au Christ »
Jérémie 3

« En février de cette année, à la demande du président Nelson, j’ai consacré le temple de Durban (Afrique du Sud). C’est un jour dont je me souviendrai toute ma vie. J’étais avec des membres qui sont venus à l’Évangile comme l’a prophétisé Jérémie jadis : “Un d’une ville, deux d’une famille” (Jérémie 3:14). La doctrine de Jésus-Christ nous unit tous, partout dans le monde, en tant que fils et filles de Dieu, frères et sœurs dans l’Évangile. Quelle que soit notre apparence ou notre tenue vestimentaire, nous sommes un seul peuple avec un Père céleste dont le plan était et est, depuis le début, que sa famille soit réunie en contractant et respectant les alliances sacrées du temple. »
— Frère Ronald A. Rasband, du Collège des douze apôtres, conférence générale d’avril 2020, « Accomplissement de la prophétie »
« Je vais parler brièvement du principe du repentir. Combien je suis reconnaissant de la compréhension que nous avons de ce grand principe ! Ce n’est pas un principe aussi dur que je le pensais quand j’étais enfant. Il est empreint de bienveillance et de miséricorde. La racine hébraïque du mot signifie simplement “se tourner” ou retourner vers Dieu. Jéhovah a adressé cette supplication aux enfants d’Israël : “Reviens… Je ne jetterai pas sur vous un regard sévère ; car je suis miséricordieux… Je ne garde pas ma colère à toujours. Reconnais seulement ton iniquité, reconnais que tu as été infidèle à l’Éternel, ton Dieu” (Jérémie 3:12-13). Quand nous reconnaissons nos péchés, les confessons, les abandonnons, et nous tournons vers Dieu, il nous pardonne. »
— Frère Richard G. Hinckley, alors soixante-dix Autorité générale, conférence générale d’avril 2006, « Le repentir, est une bénédiction »
Jérémie 7
« Imagine que tu te rendes au temple et que le prophète soit là pour t’accueillir. Maintenant, imagine qu’il te dise : “Le Seigneur m’a demandé de me tenir ici et de dire à tous ceux qui entrent qu’ils doivent se repentir.” Aie.
« C’est ce qui s’est passé dans Jérémie 7. Le peuple allait au temple et accomplissait les rituels prescrits par la loi de Moïse, mais il enfreignait les autres commandements (voir Jérémie 7:6-9). Les gens accomplissaient mécaniquement et extérieurement ce qui semblait juste, alors que leur cœur n’était pas véritablement juste.
« Comme le peuple de Jérémie, nous faisons parfois les choses prescrites (aller à l’église, lire les Écritures, prier, etc.), mais nous ne réfléchissons pas forcément à la raison pour laquelle nous les faisons. Prends le temps de t’arrêter de temps en temps et de te demander : est-ce que je suis sincère dans ce que je fais ? Ou est-ce que je me contente de cocher les cases ? »
— Eric D. Snider dans l’article d’octobre 2026 du Jeunes, soyez forts, « Les messages d’Ésaïe et de Jérémie pour toi »
Jérémie 16
« Un effort fondamental dans l’édification de Sion est le rassemblement du peuple de l’alliance du Seigneur, dispersé depuis longtemps. … Quiconque se repent, croit au Christ et se fait baptiser fait partie de son peuple d’alliance. Le Seigneur lui-même a prophétisé qu’avant son retour, l’Évangile serait prêché dans le monde entier« pour recouvrer [son] peuple, qui est de la maison d’Israël », « alors viendra la fin. » La prophétie de Jérémie est en cours d’accomplissement : »
« “C’est pourquoi voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où l’on ne dira plus : L’Éternel est vivant, Lui qui a fait monter du pays d’Égypte les enfants d’Israël !
« “Mais on dira : L’Éternel est vivant, lui qui a fait monter les enfants d’Israël du pays du septentrion et de tous les pays où il les avait chassés ! Je les ramènerai dans leur pays, que j’avais donné à leurs pères” (Jérémie 16:14-15). »
— Président D. Todd Christofferson, alors membre du Collège des douze apôtres, conférence générale d’avril 2019, « Préparation pour le retour du Seigneur »
Jérémie 17
« Jérémie a mis en garde [contre] “l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour son appui, et dont le cœur se détourne de l’Éternel” (Jérémie 17:5). D’autres prophètes ont tenu des propos similaires. »
« Cela signifie-t-il que nous ne pouvons jamais avoir confiance en l’intégrité des autres ? Ne devons-nous jamais faire confiance à des parents, des amis, des conseillers bienveillants ou de humbles serviteurs de Dieu ? Ce n’est évidemment pas le sens des Écritures, qui sont elles-mêmes le compte rendu de la révélation et d’instructions inspirées ; ce qu’elles soulignent, c’est la prudence que nous devons exercer dans le choix d’un conseil ou d’un exemple. »
— Feu frère Marion D. Hanks, alors soixante-dix Autorité générale, conférence générale d’octobre 1986, « Je me tournerai vers le Seigneur »
« “Béni soit l’homme qui se confie dans l’Éternel, et dont l’Éternel est l’espérance” (Jérémie 17:7). Il nous a donné les ingrédients d’une vie réussie : son Évangile comme un plan parfait de bonheur et de réussite pour tous ceux qui le vivent, l’Église avec des dirigeants inspirés, et les inspirations du Saint-Esprit pour nous guider et nous avertir. »
— Feu frère ElRay L. Christiansen, alors assistant du Collège des Douze, conférence générale d’octobre 1971, « Le criblage »
Jérémie 18

« L’ancien prophète Jérémie était un jour dans sa maison et a entendu la parole du Seigneur disant :
« “Lève-toi, et descends dans la maison du potier ; là, je te ferai entendre mes paroles.
« “Je descendis dans la maison du potier, et voici, il travaillait sur un tour.
« “Et le vase qu’il faisait avec l’argile se gâta dans la main du potier ; il en fit un autre vase, tel qu’il jugea bon de le faire.”
« “Puis la parole de l’Éternel me fut de nouveau adressée, en ces mots :
« “Maison d’Israël, ne puis-je pas agir envers vous comme ce potier ? […] Voici, comme l’argile est dans la main du potier, ainsi vous êtes dans ma main, maison d’Israël !” (Jérémie 18:2-6).
« Le Seigneur a expliqué à Jérémie que lorsque nous commettons des erreurs, comme l’ancien Israël en commettait, nous pouvons prendre ce que nous avons gâté et recommencer. Le potier n’a pas abandonné ni jeté l’argile, simplement parce qu’il avait fait une erreur. Et nous ne devons pas désespérer ni nous rejeter. Oui, notre tâche est de surmonter nos problèmes, de prendre ce que nous avons et ce que nous sommes, et de recommencer. »
— Feu frère Hugh W. Pinnock, alors soixante-dix Autorité générale, conférence générale d’avril 1982, « Recommencer »
Jérémie 20
« Un récit mémorable […] provient de la vie du prophète Jérémie. Ce grand homme a ressenti ce que la plupart des instructeurs, des orateurs ou des dirigeants de l’Église ressentent lorsqu’ils sont appelés — inexpérimentés, incapables, effrayés. “Ah, Seigneur,” s’est-il écrié, “voici, je ne sais point parler, car je suis [un] enfant.”
« Mais le Seigneur l’a rassuré : “Ne les crains point, car je suis avec toi […] C’est pourquoi ceins tes reins, lève-toi, et dis-leur” (Jérémie 1: 6, 8, 17).
« C’est donc ce qu’il a fait, mais au début sans grand succès. Les choses sont allées de mal en pis jusqu’à ce qu’il soit finalement emprisonné et devienne la risée du peuple. En colère d’avoir été si maltraité et calomnié, Jérémie a juré, en effet, de ne plus jamais donner de leçon, que ce soit à un ami de l’Église, à un enfant de la Primaire, à un nouveau converti ou — à Dieu ne plaise — à des jeunes de 15 ans. “Je ne ferai plus mention de [l’Éternel], ni ne parlerai plus en son nom”, a dit le prophète découragé.
« Mais c’est alors qu’est venu le tournant dans la vie de Jérémie. Quelque chose s’était produit à chaque témoignage qu’il avait rendu, chaque écriture qu’il avait lue, chaque vérité qu’il avait enseignée. Quelque chose s’était produit sur lequel il n’avait pas compté. Alors même qu’il jurait de fermer la bouche et d’abandonner l’œuvre du Seigneur, il a constaté qu’il ne le pouvait pas. Pourquoi ? Parce que “sa parole était dans mon cœur comme un feu dévorant qui est renfermé dans mes os, et je m’efforçais de la contenir, et je ne le pouvais pas” (voir Jérémie 20:7-9). C’est ce qui se produit dans l’Évangile, tant pour celui qui enseigne que pour celui qui est enseigné. »
— Feu le président Jeffrey R. Holland, alors membre du Collège des douze apôtres, conférence générale d’avril 1998, « Un maître venu de Dieu »

