AMES (Iowa) — Protéger la liberté religieuse est essentiel pour retrouver la cohésion sociale que beaucoup considèrent comme affaiblie aux États-Unis, a déclaré frère Alexander Dushku [en anglais], soixante-dix Autorité générale, au sujet de la liberté religieuse et de l’épanouissement humain lors du discours d’ouverture du symposium de la Journée de la liberté religieuse de l’Iowa, le 15 octobre.
La liberté religieuse favorise le respect mutuel, a déclaré frère Dushku, qui est également le conseiller juridique général de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. « Lorsque nous protégeons la liberté de croire et de rendre un culte des uns et des autres, nous honorons la dignité inhérente à chaque personne, et nous renforçons la confiance et la cohésion sociale essentielles dans une nation pluraliste comme la nôtre, dont le système de gouvernement exige que nous travaillions ensemble. »
Le symposium d’une journée était coparrainé par l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours et le Center for Cyclone Civics de l’université d’État de l’Iowa, entre autres sponsors locaux.
En l’honneur des célébrations en cours à travers le pays pour le 250e anniversaire de la signature de la Déclaration d’indépendance, l’événement visait à explorer la manière dont la Constitution des États-Unis a été conçue pour unifier des personnes et des groupes aux origines religieuses, sociales, politiques et ethniques très différentes. Les conférenciers principaux ont particulièrement abordé le rôle unique de la religion dans la création de l’environnement nécessaire au succès de la Constitution.
S’ajoutant aux remarques précédentes de Paul Lambert, de l’institut Wheatley de BYU, sur le rôle de la religion vécue dans l’épanouissement humain, frère Dushku a dit : « La liberté religieuse préserve un espace dans lequel la foi peut former des personnes faisant preuve de vertu civique qui servent leur prochain, servent les personnes vulnérables, résistent aux querelles et contribuent à l’épanouissement de la société, des communautés et de la nation dans son ensemble. »
Il a ajouté : « Si nous voulons avoir une vie riche, nous ne pouvons pas être en guerre avec notre voisin ou avec la nation voisine. Nous devons être en paix. Mais la paix ne se produit pas simplement. Elle se construit, souvent par des personnes ordinaires prêtes à tendre la main par-delà les divisions. »
Frère Dushku a expliqué la nécessité de mériter la confiance de personnes dont les « attitudes et perspectives de vie diffèrent » profondément. Cela demande des efforts, a-t-il fait remarquer. « Apprendre à respecter les croyances religieuses fondamentales des uns et des autres peut ouvrir la voie au respect d’autres différences. Lorsque nous accordons de la place aux autres pour détenir et pratiquer des croyances religieuses différentes des nôtres, nous créons un climat de respect mutuel, de tolérance et, en fin de compte, de paix. »
Agir ensemble
La nécessité d’avoir des artisans de paix dans la société a également été soulignée par Thomas Griffith, ancien juge fédéral de la Cour d’appel des États-Unis pour le circuit du district de Columbia, qui a poursuivi après les propos de frère Dushku en appelant les auditeurs à rechercher la paix plutôt que le mépris si souvent présent dans le discours américain aujourd’hui. Il a évoqué la Convention constitutionnelle de 1787 — qui a failli échouer, mais a finalement réussi grâce à un esprit d’« amitié, de déférence mutuelle et de concession », comme l’a décrit George Washington.
Ce sont des vertus, a affirmé Griffith, « qui devraient caractériser la vie publique des personnes de foi. »
Griffith a ensuite cité le discours du président de l’Église, Dallin H. Oaks, prononcé à la Cathédrale nationale le 14 septembre : « La Constitution oblige un peuple divisé à former des coalitions pour lui permettre d’agir ensemble […]. Elle place ce que nous appelons aujourd’hui “la recherche de la paix” au cœur du processus de la Constitution visant à instaurer la liberté, l’unité et la justice pour tous. »
Parmi les autres conférenciers principaux figuraient le juge Ralph R. Erickson, de la cour d’appel du 8e circuit, et le Dr Thomas Berg, de la faculté de droit de l’université St. Thomas. Chacun a examiné les impératifs moraux et juridiques de la liberté religieuse pour tous. Plusieurs ateliers ont permis de discuter de cas ou de situations spécifiques où ces libertés sont mises à l’épreuve.
Des extraits vidéo des séances sont disponibles sur IowaReligiousFreedomDay.org [en anglais].
Encourager les jeunes
La visite de frère Dushku dans l’Iowa comprenait une réunion spirituelle pour les jeunes la veille du symposium. Des centaines de personnes étaient rassemblées en personne, et des centaines d’autres ont suivi la réunion en ligne depuis leur paroisse et leur branche locales dans tout l’Iowa et l’ouest de l’Illinois.
À la chapelle du pieu de Des Moines Iowa Mount Pisgah, à Waukee (Iowa), où s’est tenue la réunion spirituelle, des jeunes ont fait la queue ensuite pour parler à frère Dushku. Il a exhorté l’assistance à se souvenir de son héritage d’enfants de Dieu et à éviter de simplement agir par routine en tant que membres de l’Église.
Une intention réelle, une vraie dévotion et une loyauté sincère envers le Christ rendraient l’Évangile vivant pour eux, a-t-il enseigné. Il leur a demandé de s’efforcer de pouvoir avoir le Saint-Esprit avec eux en tout temps.
Le président de pieu Brian Parks a qualifié la soirée d’« immense bénédiction pour nos jeunes ».
Jenny Koch, dirigeante des jeunes dans le pieu d’Iowa City (Iowa), avait réuni 19 jeunes pour regarder la diffusion. Même s’ils n’étaient pas dans la chapelle avec frère Dushku, ils étaient pleinement engagés, a-t-elle dit, « participant et répondant à [ses] questions ».
— Susan Sims est la directrice de la communication de l’Église pour l’Iowa et l’ouest de l’Illinois.