La faculté de droit de l’université Brigham Young a annoncé le mardi 27 octobre qu’elle lancera une clinique pour la liberté religieuse, offrant aux étudiants une expérience pratique de la rédaction de mémoires d’appel dans des affaires de liberté religieuse.
La clinique accueillera ses premiers étudiants au cours du semestre d’hiver 2027, selon un communiqué de presse.
En inaugurant cette nouvelle clinique, BYU rejoint un groupe de facultés de droit proposant des programmes similaires. La faculté de droit de Stanford a lancé la première clinique de liberté religieuse du pays en 2013 ; les facultés de droit de Harvard, Yale, Notre Dame, de l’université du Texas, de Pepperdine et de St. Thomas ont également créé des cliniques similaires.
Le doyen de la faculté de droit de BYU, David Moore, a déclaré que la clinique représente une étape importante dans la croissance continue et la renommée nationale de la faculté de droit de BYU. Elle offrira également une expérience éducative dans un domaine particulièrement en phase avec la mission de l’établissement.
« La clinique de liberté religieuse place la faculté de droit de BYU parmi un cercle restreint de grandes facultés de droit offrant aux étudiants la possibilité d’étudier en profondeur le droit de la liberté religieuse », a déclaré Moore dans un communiqué de presse. « En tant que faculté de droit confessionnelle, la faculté de droit de BYU existe grâce à la liberté religieuse. »

Le président Dallin H. Oaks et d’autres dirigeants de L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours défendent la liberté religieuse depuis de nombreuses décennies. Le président Oaks a parlé de la nécessité de préserver la liberté religieuse à la cathédrale nationale de Washington le 16 septembre.
Dirigée par Kelsey Baer Flores, professeure agrégée de droit ayant contribué à la création de la clinique sur la liberté religieuse de la faculté de droit de Harvard (Harvard Law School’s Religious Freedom Clinic), la clinique se mettra au service d’organisations religieuses et de coalitions représentant une diversité de traditions religieuses, notamment les communautés religieuses minoritaires.
Les étudiants se concentreront sur la rédaction de mémoires d’amicus curiae — « ami de la cour » — destinés aux cours d’appel d’État et fédérales, y compris la Cour suprême des États-Unis. En travaillant avec des clients et d’autres avocats, les étudiants développeront des compétences en recherche juridique, en rédaction et en plaidoirie.
Flores a dit qu’elle souhaite que les étudiants aient leurs « empreinte sur l’ensemble des mémoires que nous déposons », en acquérant une expérience concrète tout en servant des clients issus de nombreuses traditions religieuses.
« Les affaires de liberté religieuse soulèvent certaines des questions constitutionnelles les plus fondamentales », a-t-elle souligné. « Les étudiants de cette clinique ne se contenteront pas d’étudier ces questions. Ils s’y confronteront directement par un travail concret auprès des clients, par la défense d’intérêts en appel et par une rédaction juridique qui les prépare à l’exercice du métier. »
La clinique sera accessible aux étudiants de deuxième et troisième années de droit ayant validé les cours prérequis en droit de la liberté religieuse.


