Note du traducteur: Tous les liens faisant référence aux temples de l’Église sont issus de l’Almanach du Church News et sont en anglais.
WICHITA (Kansas) — Earl McIntyre a déménagé à Wichita (Kansas) en 1978 lorsqu’il a pris un emploi chez Boeing. Sa femme, Caren, et lui sont arrivés avec leurs deux garçons et leurs deux filles. Ce déménagement depuis le Maryland s’est accompagné de changements dans leur vie de famille, leur vie scolaire et leur vie à l’Église. Parmi ces changements, la famille McIntyre ne pouvait plus se rendre au culte aussi régulièrement qu’auparavant au temple de Washington D.C.
Un déménagement au cœur des États-Unis signifiait s’éloigner d’un endroit qui avait fini par apporter beaucoup de paix à leur cœur.
Une fois à Wichita, le foyer du couple faisait partie d’un district du temple qui s’étendait sur près de la moitié de la largeur des États-Unis. Leur nouveau temple se trouvait à près de 1 600 kilomètres à l’ouest, à Manti (Utah).
L’absence du culte au temple pesait sur Earl McIntyre, et il savait qu’il avait besoin de la force qui découlait des sacrifices faits pour s’y rendre.
« J’ai ressenti un épuisement spirituel », a-t-il dit. « Je n’avais pas d’autre raison que de ne pas être au temple. »
S’exprimant quelques jours avant la consécration du temple de Wichita (Kansas), qui doit être consacré par frère Patrick Kearon, du Collège des douze apôtres, le dimanche 1er novembre, McIntyre a déclaré que cela avait été une bonne leçon pour lui.
« Lorsque vous allez au temple, vous vous constituez un réservoir spirituel. Et le fait d’être éloigné d’un temple, il a commencé à se vider », a-t-il dit.
Cela ne voulait pas dire qu’il devait être au temple aussi souvent lorsqu’il vivait au Kansas que lorsqu’il vivait dans le Maryland. Il comprenait que le Seigneur l’aiderait à remplir ce réservoir personnel en faisant le sacrifice d’être au temple quand il le pouvait — même si cela ne représentait que deux fois par an.
En 1984, le temple de Dallas (Texas) a été consacré, et le trajet jusqu’à une maison du Seigneur a été réduit, passant de 15 heures de voiture à moins de six heures. La famille McIntyre s’était alors agrandie avec l’arrivée d’un enfant de plus. Quelque temps après l’ouverture de ce temple, Earl McIntyre a été appelé à servir comme officiant du temple.

Il a raconté qu’il terminait son travail le vendredi et prenait aussitôt la route pour Dallas. Il servait au temple toute la journée du samedi, puis rentrait en voiture le soir même afin d’assister à la réunion de Sainte-Cène en famille le dimanche. Cet appel a duré environ un an, et il a continué à remplir ce réservoir.

La construction par l’Église du temple d’Oklahoma City (Oklahoma) a encore réduit le temps de trajet nécessaire pour servir au temple lorsqu’il a été achevé en 2000. Cela a ramené le trajet en voiture à moins de trois heures.
Et avec l’ouverture d’un temple à Wichita ?

« Je peux m’y rendre en dix minutes si je n’ai aucun feu rouge », dit-il.
Mais tandis qu’Earl McIntyre se prépare à accomplir son culte dans le temple, il le fait sans sa chère épouse physiquement à ses côtés. Caren McIntyre est décédée il y a cinq ans, à l’âge de 70 ans, après près de 50 ans de mariage. Le temple a fait partie de leur union dès le début, et il continuera d’en être ainsi aujourd’hui, affirme Earl McIntyre.
« Pas une seule fois où je vais [au temple] sans penser aux alliances que j’ai contractées avec mon épouse », a-t-il déclaré.
Leur exemple d’amour et d’adoration se poursuit aujourd’hui avec leurs 19 petits-enfants et leur premier arrière-petit-enfant. Earl McIntyre a dit qu’il profitait de chaque occasion pour partager son témoignage des familles éternelles avec ses petits-enfants.
« Ils ne comprennent peut-être pas exactement ce qui s’y passe, mais ils connaissent les alliances pour l’éternité », a-t-il dit.
L’espoir que nourrit frère McIntyre de voir ses enfants comprendre l’Évangile de Jésus-Christ s’étend également à ses voisins et aux autres membres de la communauté.

« Comme le dit l’Écriture : “le champ est déjà blanc pour la moisson” (voir Doctrine et Alliances 4:4) », a-t-il dit. « Et c’est ce que nous faisons ici. »
« Vous devrez nous traîner dehors »
La croissance de l’Église au Kansas l’a faite passer d’un seul pieu qui s’étendait de Colorado Springs (Colorado) à l’ouest jusqu’à Eureka (Kansas) à l’est ; et du Nebraska au nord jusqu’à l’Oklahoma au sud ; à huit pieux aujourd’hui dans tout l’État.
Sur toute cette terre se trouvent des champs de maïs, de blé et de tournesols — la fleur de l’État du Kansas. L’Église grandit en sa saison, tout comme chacune de ces plantes.
Glenda Jones a vu une grande partie de cette croissance depuis chez elle à Wichita.
« Nous avons eu de formidables missionnaires, a-t-elle dit en repensant à tout ce que sa famille a vu au cours des 50 dernières années. Ils ont été aidés par tous les efforts déployés par les membres. »
Elle a fait partie de cette histoire missionnaire. Elle a été baptisée membre de L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours en 1973 après avoir rencontré son futur mari, Jim Jones. Ils se sont mariés l’année suivante.
Les Jones ont élevé leur fils et leurs deux filles à Wichita, et Glenda Jones a dit que c’était un endroit merveilleux pour élever ses enfants.
« Nous avons toujours eu un assez bon groupe de jeunes », a-t-elle dit.
La collectivité se caractérise par sa diversité religieuse, exempte de réelles querelles entre ses résidents.
« La population s’est montrée très accueillante », souligne-t-elle. Le temple se dresse le long d’une route où sont également implantés de nombreux lieux de culte d’autres confessions.
Une maison du Seigneur au Kansas donne à Glenda Jones un très bon sentiment quant à l’avenir de l’Église et de ses amis dans les environs.
« Cela va nous donner tellement plus d’occasions d’aller au temple », a-t-elle dit.
Ce niveau d’opportunités s’est accompagné d’une préparation spirituelle croissante de la part des membres de l’Église dans le district du temple, a-t-elle déclaré.
« Nous sommes prêts à passer beaucoup de temps au temple. Il faudra nous sortir d’ici de force », a-t-elle dit.
ette préparation s’est faite notamment au travers des réunions et des activités de l’Église.
« L’Église a toujours proposé de bonnes activités qui nous rappellent qui nous sommes. »
Savoir que nous sommes des fils et des filles d’esprit de notre Père céleste aide chacun à se soutenir mutuellement et à faire preuve d’amour les uns envers les autres, ajoute-t-elle. Sœur Jones reconnaît qu’être membre de l’Église peut sembler singulier à ceux qui ne la connaissent pas. Mais elle espère aussi que les gens la perçoivent, elle et les autres membres de l’Église, comme des citoyens ordinaires de la communauté.
Ce sont des habitants du Kansas. Et pour les Kansans, le travail acharné et les longues journées de labeur n’ont aucun secret.
« Nous sommes habitués à travailler dur », affirme-t-elle. « Cela nous fera le plus grand bien. Nous sommes centrés sur le Sauveur et sur la manière dont nous pouvons aider notre prochain. »
En fin de compte, sœur Jones témoigne qu’elle sait que les temples et l’Église sont là pour aider les familles à demeurer unies.
« La famille a toujours été importante et le sera toujours », conclut-elle. « Nous nous soutenons mutuellement et nous nous témoignons de l’amour. »
