Le guide d’étude « Viens et suis-moi » de cette semaine porte sur Esdras 1, 3-7 ; et Néhémie 2, 4-6 et 8, qui relate la reconstruction des murs de Jérusalem par Néhémie.
Voici quelques citations de dirigeants passés et présents de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours au sujet de ces chapitres d’Écritures.
« J’ai un grand ouvrage à exécuter »
« Néhémie, dans l’Ancien Testament, est le grand exemple de concentration et d’engagement persistants dans une tâche importante. Néhémie était un Israélite qui vivait en exil à Babylone. Il était échanson du roi. Un jour le roi lui demanda pourquoi il semblait si triste. Néhémie a répondit : “Comment n’aurais-je pas mauvaise mine lorsque la ville où sont les sépulcres de mes pères est détruite et que ses portes sont consumées par le feu ?” (Néhémie 2:3).
« Quand le roi entendit cela, son cœur fut adouci et il donna à Néhémie l’autorité de retourner à Jérusalem et de reconstruire la ville. Cependant, tout le monde n’était pas content de ce plan. En fait, plusieurs gouverneurs qui vivaient près de Jérusalem “eurent un grand déplaisir de ce qu’il venait un homme pour chercher le bien-être des enfants d’Israël” (Néhémie 2:10). Ces hommes furent très irrités et se moquèrent des Juifs (Néhémie 4:1).
« Bravant le danger, Néhémie ne laissa pas l’opposition le distraire de sa tâche. Au contraire, il organisa ses ressources et ses effectifs et se mit à reconstruire la ville car “le peuple prit à cœur ce travail” (Néhémie 4:6).
« Mais au fur et à mesure que les murs de la ville s’élevaient, l’opposition s’intensifiait.Les ennemis de Néhémie menacèrent, conspirèrent et raillèrent. Leurs menaces étaient très réelles et ils devinrent si intimidants que Néhémie confessa qu’ils effrayèrent son groupe (Néhémie 6:9). Malgré le danger et la menace permanente d’invasion, les travaux progressèrent. Ce fut une période de tension car chaque ouvrier, tandis qu’il travaillait, “avait son épée ceinte autour des reins” (Néhémie 4:18).
« Plus les travaux avançaient, plus les ennemis de Néhémie se désespéraient. À quatre reprises ils le prièrent de quitter la sécurité de la ville et de les rencontrer, sous prétexte de résoudre leur conflit, mais Néhémie savait que leur intention était de lui faire du mal. Chaque fois qu’ils l’abordèrent, il leur fit la même réponse : “J’ai un grand ouvrage à exécuter et je ne peut pas descendre” (Néhémie 6:3).
« Quelle réponse remarquable ! Avec cet objectif clair et immuable dans le cœur et l’esprit, avec cette grande résolution qui animait Néhémie, les murs de Jérusalem s’élevèrent jusqu’à leur achèvement dans le stupéfiant laps de temps de cinquante-deux jours.
« Néhémie refusa de permettre à des distractions de l’empêcher de faire ce que le Seigneur voulait qu’il accomplisse.[...]
« Je me demande, mes chers frères de la prêtrise, ce qui pourrait être accompli si tous, nous “prenions à cœur ce travail” comme le peuple de Néhémie. Je me demande ce qui pourrait être accompli si nous faisions “disparaître ce qui était de l’enfant” (1 Corinthiens 13:11) et nous engagions, de tout notre cœur et de toute notre âme, à devenir des détenteurs de la prêtrise dignes et fidèles, de vrais représentants du Seigneur Jésus-Christ.[...]
« Nous vivons à une époque de grandes difficultés et de grandes possibilités. Le Seigneur recherche des hommes comme Néhémie, des frères fidèles qui s’acquittent du serment et de l’alliance de la prêtrise. Il cherche à enrôler des âmes fermes qui travailleront diligemment à édifier le royaume de Dieu, des gens qui, lorsqu’ils rencontrent de l’opposition ou des tentations, se disent en leur cœur : « J’ai un grand ouvrage à exécuter et je ne puis descendre. »
— Président Dieter F. Uchtdorf, alors deuxième conseiller dans la Première Présidence, conférence générale d’avril 2009, « Nous avons un grand ouvrage à exécuter et nous ne pouvons descendre »
Priez et veillez

« Lorsque les Israélites sont revenus de leur longue captivité à Babylone, ils ont trouvé leur ville en ruines. Les murailles protectrices de Jérusalem n’étaient plus que des décombres. Leurs ennemis évoluaient parmi eux avec une grande influence et les Israélites leur étaient assujettis.
« Vint alors Néhémie, le prophète, connu aujourd’hui comme “le bâtisseur de murailles”. Il rallia les Israélites à leur propre défense. Sous sa direction, ils commencèrent à reconstruire la muraille.
« Au début, leurs ennemis se sont moqués d’eux. Tobija, l’Ammonite, s’est moqué d’eux en disant : “Qu’ils bâtissent seulement ! Si un renard s’élance, il renversera leur muraille de pierres” (Néhémie 4:3).
« Mais Néhémie a consolé son peuple et s’est mis au travail. L’ennemi était partout. “Nous priâmes notre Dieu et nous établîmes une garde jour et nuit pour nous défendre contre leurs attaques” (Néhémie 4:9).
« Sœurs, réfléchissez-y attentivement. Ils “ont fait une prière”, et “ont établi une garde”, et ont poursuivi leur œuvre. »
— Feu le président Boyd K. Packer, alors membre du Collège des douze apôtres, conférence générale d’octobre 1980, « Le cercle des sœurs »
Le temple de Zorobabel
« Des prophètes tels que Ésaïe et Jérémie avertirent les habitants de Jérusalem que, s’ils continuaient à enfreindre leurs alliances avec le Seigneur, la ville et le temple seraient détruits. Cette prophétie s’avéra exacte quand Babylone envahit initialement Juda vers 600av. J.-C., détruisant ses villages, ses villes, ses cités et sa vie religieuse.
« Jérusalem tomba finalement en 587av. J.-C.et les exilés juifs furent contraints de quitter leur patrie détruite (voir Psaumes 137:1). Quelques personnes restèrent dans Jérusalem et dans les alentours, notamment les Samaritains qui finirent par épouser des non-israélites (voir Jérémie 40:7, 11-12). Par la suite, les exilés commencèrent à retourner en Palestine et à reconstruire leurs maisons et à restaurer leur vie religieuse (voir Esdras 3). Le temple de Jérusalem, finalement reconstruit en 515av. J.-C., redevint le centre du culte juif.
« Parce que les Juifs rejetèrent l’offre des Samaritains de les aider à reconstruire le temple, ceux-ci construisirent un autre temple à la fin du quatrième siècle sur le Mont Garizim, à une soixantaine de kilomètres au nord de Jérusalem. Ainsi, le culte de Jéhovah et la croyance en lui se fragmentèrent entre le nouveau temple sur le Mont Garizim et le temple de Jérusalem parce que chacun affirmait avoir l’autorité de la prêtrise (voir Jean 4:20). »
— S. Kent Brown, professeur émérite d’Écritures anciennes à l’université Brigham Young, et Richard Neitzel Holzapfel [en anglais], alors professeur d’histoire de l’Église et de doctrine à BYU, dans leur article du Liahona de décembre 2014, intitulé « Les 500 années perdues : de Malachie à Jean-Baptiste »
« Ainsi donc, six cents ans avant l’avènement sur terre de notre Seigneur, Israël se retrouvait dépourvu de temple. Le peuple était devenu idolâtre et tout à fait perverti et le Seigneur l’avait rejeté, lui et son sanctuaire. Le royaume d’Israël, constitué d’environ dix des douze tribus, avait été asservi par l’Assyrie vers 720av. J.-C.et, un siècle plus tard, le royaume de Juda fut soumis par les Babyloniens. Pendant soixante-dix ans, le peuple de Juda, qu’on appela désormais les Juifs, fut maintenu en captivité comme prédit (voir Jérémie 25:11-12 ; 29:10).
« Puis, sous le règne bienveillant de Cyrus (voir Esdras 1, 2) et de Darius (voir Esdras 6), il reçut l’autorisation de retourner à Jérusalem et d’y édifier une fois de plus, un temple conforme à son culte. En souvenir de celui qui dirigea les travaux, le temple restauré est connu sous le nom de temple de Zorobabel. Bien que de loin inférieur au splendide temple de Salomon quant à la richesse des finitions et du mobilier, il était néanmoins ce que le peuple pouvait construire de mieux et le Seigneur l’accepta comme une offrande concrétisant l’amour et la dévotion des enfants de l’alliance. »
— Feu frère James E. Talmage, ancien membre du Collège des douze apôtres, dans l’article du Liahona d’octobre 2010, « Histoires des temples »

Construction de temples
« L’Eglise est maintenant entrée dans l’ère de son histoire où elle est le plus engagée dans la construction de temples. [...] C’est une bénédiction extraordinaire pour nous, membres de l’Eglise. Dans l’Ancien Testament on trouve une description de l’une des manifestations de la joie que procure la construction de ces lieux sacrés: “Ils chantaient, célébrant et louant l’Eternel […] Et tout le peuple poussait de grands cris de joie en célébrant l’Eternel, parce qu’on posait les fondements de la maison de l’Eternel” (Esdras 3:11 ; voir aussi les versets 10, 12-13).
« Je crois que nous aussi nous aurons l’occasion de louer le Seigneur et de pleurer de joie, en voyant ces nouveaux temples être construits. »
— Feu frère David E. Sorensen, alors soixante-dix Autorité générale, conférence générale d’octobre 1998, « Petits temples, de grandes bénédictions »
Faites-vous un festin des Écritures
« Peut-être que si nous avions plus faim des Écritures, elles seraient encore plus douces et plus précieuses pour nous. [...]
« Imaginez la faim spirituelle que nous pourrions ressentir si nous n’avions pas d’Écritures dont nous faire un festin. À travers les âges, de nombreuses personnes n’ont pas eu de registre de la loi. Pensez aux […] moments dans l’Ancien Testament où le peuple n’avait pas le livre de la loi ou l’avait oublié, comme lorsque Esdras et Néhémie ont dû réinstruire les Juifs qui revenaient de captivité à Babylone au sujet du livre de la loi (voir Néhémie 8:1-13). […] Nous devrions apprendre tôt dans la vie à aimer les Écritures, à nous en faire un festin et à apprendre d’elles. »
— Sœur Susan W. Tanner, alors présidente générale des Jeunes Filles, lors de sa réunion spirituelle de l’université Brigham Young de septembre 2005 intitulée « Les Écritures, plus précieuses que l’or et plus douces que le miel [en anglais]»
Cyrus le Grand
« Cyrus le Grand (date de naissance inconnue) était un descendant d’une lignée de rois qui régnaient à Anzan (Ansan en Babylonie), un pays connu des nations à l’ouest sous le nom d’Édom (hautes terres). Bien que de nombreux détails de la vie et des activités de Cyrus le Grand manquent, il y a suffisamment d’informations pour l’établir comme un grand dirigeant, un fils utile dans le plan du Seigneur pour ses enfants, en particulier pour l’Israël antique. Vivant un peu plus de 500 ans av. J.-C., il a figuré dans les prophéties de l’Ancien Testament — mentionné dans 2 Chroniques 36:22-23 et Esdras 1:1-2 et par les prophètes Ézéchiel, Ésaïe et Daniel. […]
« “Dans tout lieu où séjournent des restes du peuple de l’Éternel, les gens du lieu leur donneront de l’argent, de l’or, des biens et du bétail, avec des offrandes volontaires pour la maison de Dieu qui est à Jérusalem.
« “Les chefs de famille de Juda et de Benjamin, les prêtres et les Lévites, tous ceux dont Dieu éveilla l’esprit, se levèrent pour aller bâtir la maison de l’Éternel à Jérusalem.
« “Tous leurs voisins leur donnèrent des objets en argent, de l’or, des biens, du bétail et des choses précieuses, outre toutes les offrandes volontaires. Le roi Cyrus rendit les ustensiles de la maison de l’Éternel que Nebucadnetsar avait emportés de Jérusalem et placés dans la maison de son dieu.
« “Cyrus, roi de Perse, les fit sortir par Mithredath, le trésorier, qui les remit à Scheschbatsar, prince de Juda.
« “En voici le nombre : trente bassins en or, mille bassins en argent, vingt-neuf couteaux,
« “Trente coupes en or, quatre cent dix coupes en argent de second ordre, mille autres ustensiles.
« “Tous les objets en or et en argent étaient au nombre de cinq mille quatre cents. Scheschbatsar emporta le tout de Babylone à Jérusalem avec ceux qui revenaient de captivité” (Esdras 1:4-11).

« Cyrus a réparé les sanctuaires et a pacifié les peuples tributaires en leur rendant les images de leurs dieux. Parmi ceux dont il a ainsi respecté les sentiments religieux se trouvaient les Hébreux captifs, à qui il a en même temps rendu certains droits politiques et sociaux. La venue de ce libérateur leur avait été annoncée par les prophètes et, sans aucun doute, les fidèles l’ont accueilli avec espoir et joie. Il leur a donné la permission de retourner à Jérusalem et a ordonné que le temple de Jéhovah y soit reconstruit aux frais de son propre trésor. Notre Seigneur à tous a utilisé ce dirigeant puissant comme instrument pour accomplir Ses desseins, comme Il l’avait fait auparavant et le fera encore de nombreuses fois dans les jours à venir. Cyrus le Grand aurait passé les dernières années de sa vie à mettre de l’ordre dans les affaires de son vaste empire pour la bénédiction du peuple. Il était apparemment politique et prévenant, sachant utiliser les sentiments des autres à de grandes fins politiques et bénéfiques. Et même si son traitement amical des Hébreux découlait principalement du désir d’avoir des sujets loyaux sur une frontière menacée, il n’en a pas moins été leur libérateur de la servitude.
« On a qualifié Cyrus de dirigeant non religieux ayant des idéaux religieux et chrétiens. […] Oui, Dieu, notre Père, se sert des hommes de la terre, particulièrement des hommes de bien, pour accomplir ses desseins. »
— Feu le président Ezra Taft Benson, alors président du Collège des douze apôtres, lors de sa réunion spirituelle de mai 1973 à l’université Brigham Young, intitulée « People — World Celebration in Iran [en anglais] »

